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octobre 2023

Action collective Energie d’Afilog : les membres s’engagent à démultiplier l’installation de dispositifs d’énergies renouvelables sur des surfaces déjà bâties ou à bâtir.

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Lors de la Conférence annuelle d’Afilog, les membres engagés de l’Action collective ont établi un premier recensement commun de leurs projets d’installation de centrales photovoltaïques : 5 millions de mètres carrés de panneaux photovoltaïques en 5 ans, essentiellement sur les toitures d’entrepôts neufs ou réhabilités. Ces installations représenteront une puissance d’1,2 Gigawatt crête : à leur pic de fonctionnement, ces centrales photovoltaïques atteindront la puissance d’une centrale nucléaire et couvriront l’équivalent de la consommation annuelle de 600 000 habitants[DD1] [LD2] .

L’action collective est une initiative volontaire et construite par les acteurs de la filière avec l’aide des services de l’État. En 2021, les entrepôts français sont engagés par la Loi Climat à couvrir au moins 30% des toitures d’entrepôts neufs ou réhabilités et par la Charte d’Engagements réciproques avec l’État à atteindre un objectif volontaire de 50%. Ces engagements se sont poursuivis avec la création de l’Action collective lors du sommet de l’Université de la Ville de Demain, en juillet dernier, en présence de 200 personnalités issues de la sphère publique, de la sphère privée et de la société civile. Ce groupe de travail est réparti en trois volets : technique (renforcement des toitures, étanchéité, etc.), réglementaire (réinjection d’énergie sur site, localement ou dans le réseau, redistribution, etc.) et financier.


 [DD1]Habitants ou foyers ? J'ai entendu les deux le 10/10

 [LD2]Habitants autant que la Vendée (cf. CP)

Cette mobilisation des membres d’AFILOG pourrait représenter près de 5% de l’objectif national de puissance installée et 20% de l’objectif national de déploiements de centrales solaires en toiture. Dans le cadre de la Stratégie française pour l’énergie et pour le climat, le Ministère de la Transition énergétique a recommandé, le mois dernier, de doubler le rythme d’installation de centrales photovoltaïques en France, passant à 5,5 GW/an, en utilisant davantage les « grandes toitures » (25% du total).

« C’est une mobilisation historique, volontaire et massive, qui va rendre possible la réalisation d’un grand plan national. Elle rassemble même au-delà de la filière : nous l’avons initiée à l’Université de la Ville de Demain aux côtés du ‘Booster des ENR&R’, avec au total une cinquantaine d’acteurs de l’immobilier logistique, tertiaire, commercial et résidentiel », explique Vincent Kirklar, directeur immobilier du groupe STEF et pilote de l’Action collective Énergie d’AFILOG.

Une fois produite, l’énergie pourra être distribuée plus aisément moyennant des ajustements réglementaires

Les membres engagés veulent développer l’autoconsommation collective et alimenter la mobilité durable en instaurant des dispositifs de redistribution de l’énergie produite, plus optimisés et accessibles.

L’énergie durable produite par les entrepôts alimentera les collectivités, les industries, les commerces ou les habitants situés à proximité ; mais également les stations multi-énergies où l’ensemble des véhicules se ravitaillent.

Pour cela, l’évolution réglementaire est nécessaire afin de :

-       Faciliter la revente locale d’énergie entre le producteur d’énergie photovoltaïque et l’utilisateur final ;

-       Obtenir plus de souplesse sur les quantités d’énergie réinjectées dans le réseau ;

-       Modifier les règles applicables à l’autoconsommation collective, pour la porter au-delà des 2 kilomètres et des 3 MWc installés.

Afilog souhaite travailler aux côtés de l’État sur les leviers à long terme (tarif d’usage des réseaux de transport locaux de l’énergie, prix de revente, fiscalité énergétique, etc.).